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Emilie Weight
par Emilie Weight
Blogger
Modifié 01 octobre 2019 18:05:09
Blog
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01/10/2019 – 19 ans de mariage

C’était hier et aujourd’hui. Mon chiffre fétiche. Tellement déjà. Si peu encore. Dans une soirée improvisée, pour ne céder à la contrainte, nous avons fait défiler les images animées du temps passé au temps présent.  Un moment de partage entre éclats de rires et larmes à l’œil.  Des années de bonheur semées d’embuches et de merveilles.  De leurs mains potelées à leurs corps élancés.  De nos jeunes années à nos traits tirés.  Des cris aigus au manque de preuves de l’absence de traces que l’on oublie de prendre.  En fonction de l’équipement audiovisuel, la qualité des films et leur quantité varient.  L’excitation des débuts témoigne de scènes inutiles et touchantes.  Les pépites qui suivent sont plus rares parce qu’avisées.  De petits trésors comme un rire prisonnier du passé qui resurgit et nous transporte dans sa magie à jamais gravée.  Les bouclettes de Lola, si rieuses et tendres, clochent avec la rigidité d’un sourire figé qui pose pour exister.  Le maniement de la guitare révèle leurs différentes personnalités.  La douceur de l’un détonne avec la fureur de l’autre.  Fille et garçon se confondent dans des caractères inversés.

Souvenirs et surprises se mêlent.  La mémoire retrace ce qu’elle concède.  Les images, elles, ne trichent pas.  Témoins figés d’un passé que nous voudrions réinventer, elles rappellent des signes alors ignorés.  Sans incidence ni regrets, cet héritage suggère plus qu’il ne déterre, les cicatrices d’une aventure faite d’amour et de blessures.  L’entente illumine l’écran.  Entre parents.  Entre enfants.  Des uns aux autres les gestes prouvent, les attitudes confirment.  L’édifice tient sur une somme d’attentions que nos regards couvent jalousement.  Ce père sur les genoux duquel ses chérubins chantent à gorge déployée ou timidement recroquevillé.  La voix d’au paires, présentes sans être vues, dévoile une organisation plus complexe qu’ordinaire.  Les fêtes des mères, dans le sommeil finissant d’une intimité matinale, montrent une sincérité dénudée.  La piscine de nos dix ans.  La plage de leurs émois.  Les amis souvent présents.  La famille rassemblée pour célébrer.  La musique toujours en fond.  Le sport aussi.  Une couleur et des saveurs qui font nos vies et nous correspondent.  Sans artifices ni fioritures.

Simplicité.  Complicité.   Entre humanisme et hédonisme, la vie s’écoule.   Le bonheur file.  Imperceptible, l’emprunte de la maladie passe inaperçue.  Ou presque.  La forme du front.  Les gestes des bras.  Les bruits perçants.  La peur craintive.  L’attention soutenue.  Les soins prodigués.  La mise en scène bienveillante de l’objectif n’imprime sur la pellicule que ce que l’œil accepte.  Rien ne choque.  Tout semble harmonieux.  Il faut aux spectateurs une connaissance approfondie de l’histoire pour percevoir le sens caché qui s’y cache.  Rien ne parait à qui n’est initié.  Ce qui surprend se confond.  Ce qui étonne s’oublie.  L’insouciance ambiante beigne de douceur l’ensemble et l’assemble.  Une prouesse que peu connaissent.  Nombreux sombrent dans la détresse.  Les liens se cassent.  Les cœurs se blessent.  Certains partent.  D’autres se perdent.  La souffrance prend le dessus.  L’environnement chute.  Le vertige gagne.  Les familles se déchirent.  Les enfants pleurent.  Les parents fuient.  Tout s’accélère.  Le vide l’emporte.  De mal en pis.  Du mal au pire.  Je connais cette douleur.  Je l’observe impuissante et révoltée.  Je la vois et je sais.  La chance que j’aie de t’avoir rencontré.  L’amour qui nous uni à jamais.  La force de nos libertés délivrées de leur solitude.  Nos complémentarités.  Notre singularité. 

Merci à toi que j’oublie si souvent.  T’aimer infiniment n’efface les devoirs qui se bousculent et m’entrainent loin de nos envies.  J’omets les attentions sucrées dont tu te délectais.  Je garde nos souhaits pour la fin et fait taire nos faims.  Je donne avant à d’autres comptant sur ton soutien.  Je ne prends pas le temps que je vole à nos jeux.  Rêvant de nous vieux, j’envie ta compagnie, source de mon endurance, souffrant de négligence.    Nos années passées sont si belles.  Tu y es tellement essentiel.  Pilier de notre foyer.  Rire et force mêlée.  Si proche et si discret.  Tu patientes.  Tu comprends.  Tu contiens tout ce qui sans toi serait fureur et néant.  Merci à toi que j’aime tant.  Notre bonheur te ressemble.  Solide et fier sans effort.  Fragile et blessé en silence.  La passion qui brulait hier, moins bruyante aujourd’hui, me consume toujours.  Chargée du poids du quotidien, elle veille mais jamais ne s’éteint.  Seul un feu aussi intense peut supporter notre errance.  Sur le chemin de nos destins.  Soumis au joug de son courroux.  Jamais ne plie.  Jamais ne cède.  Pour le meilleur.  Contre le pire.  Notre promesse d’éternité ne fait encore que commencer.  Ma vie t’appartient à jamais. 

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