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Emilie Weight
par Emilie Weight
Blogger
Modifié 15 juillet 2020 14:40:37
Blog
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14/07/2020 – Idem dilemme…

Voir et revoir ce que je n’avais pas su voir ! Eternel recommencement de ce que je n’imaginais pas hier mais qui m’entoure aujourd’hui encore et pour toujours. Cette différence, loin d’une offense, est si présente d’avoir croisée nos routes. Je m’étonne qu’il soit si difficile à d’autres de la voir sans y croire. Elle crève les yeux et bouleverse le cœur de ceux qui s’y frottent sans oser l’approcher. D’une tendresse extrême par sa fragilité elle repousse d’étrangeté et séduit d’exister. Je la regarde dans sa beauté. Elle effraie par ses attraits. Singulière. Particulière. Elle s’offre en se dérobant. Fuit tout en existant. Parmi nous. Bruyante et sourde. Elle agit en dehors de nos champs d’actions. Réagit dans la contradiction. S’installe dans nos ambitions. Dérange sans susciter d’indignation. Eclabousse comme la mousse de se poser sans résister. S’efface d’un revers de la main tout en restant ancrée de souvenirs inavoués. D’une accroche invisible. Le stigmate d’une conscience endormie qui oublie.

D’un regard biscornu. L’œil mi-clos fixant l’ailleurs. La pause étrange de l’inconfort qu’un corps, dans son déséquilibre, incarne sans dévoiler. La gêne d’une dissonance plus qu’une discordance. Tous les parfums de cette essence trahissent la vulnérabilité dans la robustesse d’une résilience exacerbée. Vanille fraise. Le mélange est cinglant. Les papilles affolées, les uns et les autres tombent d’émoi devant ce spectacle particulier. Cette existence condamnée qui nous force à exister. Par ce que nous lui avons échappée. Parce qu’elle saurait nous rattraper. Parce que d’autres y sont prisonniers. Par eux. Pour eux. Sans eux aussi dans le répit d’un sursis. Une danse de vas et viens dans un inéluctable élan vers demain. Idem dilemme vécu avant qui me reprend. Disjonction de deux propositions qui mènent à une même conclusion qui de fait s'impose ! Identiques et différents. De nous. Des autres. Similaire contraste dont le sens se révèle en goutant. A cette chair autre, preuve de réalité, mirage du passé, mémoire du toucher. Je le prends dans mes bras. Sans chercher, je trouve sa ressemblance. La vraisemblance d’un parcours assumé. L’outrance d’observer avec certitude ce qui demande exactitude. D’un diagnostic hypothétique. Reconnaissance scientifique impropre à servir l’éthique. De ce qui est sans être nommé. L’apanage d’unicité. Le tout qu’un seul mot ne peut englober. Le vrai du faux. Sa vérité.

Idem aux nôtres, elle n’en est pas moins dissociée. Libre dans un cadre qui n’accepte son indépendance. Faute d’accéder à l’aisance. Elle oscille entre frustrations et effusions pour ne taire son existence. Les contraintes en armures forgent une image absurde de son reflet biaisé. Si l’environnement savait s’adapter, nous verrions l’immense saveur d’un cœur abandonné. Le sourire radieux qui ne demande qu’à s’exprimer. La candeur ultime d’un être vierge de compromission. Quelqu’un prêt à tout donner. Curieux comme au premier instant. Capable de jouir de chaque moment. Immunisé des pervertirons de notre société. Electron préservé de notre stupidité. Force brute de la matrice immaculée. La quintessence de ce que nous serions si nous n’avions été. L’absolue humanité. L’inouïe générosité. L’éternelle simplicité. De bras en bras sans jamais s’en lasser. Jouet dont nous sommes la pate à modeler. Il façonne ceux qui le cajolent. Il retient ceux qui le frôlent. Il marque ceux qui l’ignorent. Il capte tous les autres. Du haut de ces quelques mois. Sans que nous ne lui prêtions plus d’attention que cela. D’être parmi nous suffit. Sa présence diffuse son héritage. Notre passé retiendra sa trace. Comme celle de ceux qui l’ont devancé. Et de ceux qui le suivront encore. Idem dilemme d’incapacités décrétées dominant une supériorité usurpée !

De l’individu au groupe, chacun avance à son rythme. Le mien, accéléré par la parentalité, observe l’histoire se répéter. De constater à quel point nous avons tous grandi à son ombre sans encombre ; j’assiste émue au recommencement de cette nouvelle étape de nos renoncements. Alors que nous dissertons sur l’avenir de nos carrières professionnelles, dans le creux de nos vies poussent l’espoir d’autres perceptions. Leur alternative. Nous rêvons d’un rythme approprié. De nous libérer du joug de la société. A nos pieds, tranquille, abandonné, il balbutie de cris l’échec de nos modèles. Assez vieux pour constater nous ne sommes pas assez éveillés pour réaliser. Notre salut passera par le leur. Comme eux plus que contre eux. « Venir-de » pour « de-venir ». Réconcilier ce que nous avons perdu avec ce qui leur manque pour aller mieux avant d’être vieux…

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Il est , c'est vrai , le miroir de nos travers et de nos incapacités... il nous inviyte à être vrai !!

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