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Stefani SCHALIN
par Stefani SCHALIN
Blogger
Modifié 28 novembre 2018 20:58:39
Blog
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J’AI TUE LE DOCTEUR DUCANDA

 

Le Dr DUCANDA croit voir l’autisme partout où il y a des écrans.

La paranoïa semble s’emparer d’elle à un tel point qu’elle ne se rend même compte du discrédit qu’elle impact sur sa propre notoriété.

Elle fait également fi de la violence qu’elle provoque sur une population encore fragile, qui peine à sortir des clichés des maladies mentales, et de bien d'autres caricatures méprisantes et dégradantes.

Voilà que le Docteur DUCANDA, et son Collectif surexposition écrans (COSE), s'essayent désormais à la comédie. On nous présente une pièce théâtrale, intitulée "le malade virtuel" dans lequel, il est question d'autistes qui, à force de regarder les écrans, s’éloigneraient du contexte des normes sociales.

Dr DUCANDA et son collectif, veulent nous faire croire qu'Il y aurait des enfants qui se seraient transformés en Harry Potter juste en regardant la série sur leurs écrans de télévision, et tablettes.

Ces enfants, que les écrans auraient transformés en autistes, seraient restés enfermés dans la fiction de J.K. Rowling. La romancière leur a-t-elle jeté un mauvais sort ?

Hélas ! le succès ne sera pas au rendez-vous.

Ducanda est loin d’avoir le talent, et l’envergure du grand Molière.

« La surexposition aux écrans » est une supercherie théâtrale qui a fourvoyé le Docteur en médecine générale dans une voie intellectuellement suicidaire, et sans issue.

Dans d’autres pays plus avancé, où le progrès continu de faire son chemin, il est question d’addiction aux écrans, et non pas d’autisme.

Une psychothérapeute américaine, a récemment souligné l’impact négatif de la dépendance au smartphone de la population générale qui vérifie son téléphone toutes les 6 minutes !

Or ce genre de stéréotypie n’existe pas chez les autistes car ils n’affectionnent pas du tout cet outil interactif.

Elle déplore aussi le manque de connexion à la vie réelle de la population, mauvais pour le système nerveux.

Contrairement aux idées reçues, les autistes ne sont pas déconnectés de la vie réelle, bien au contraire, leurs intelligences, leurs différences, ne leurs permettent pas de s’isoler dans des écrans abrutissants.

L’addiction aux écrans est un fléau mondial, et ne peut être la cause de l’autisme, mais il est cependant, facteur de bien d’autres problèmes tels que :

Regarder la télé fait fumer : La télévision transforment des enfants en fumeurs. On estime que 75 000 américains meurent chaque année à cause de la capacité de la télévision à rendre fumeurs des enfants ou des adolescents.

En effet, entre 5 et 15 ans, si vous êtes exposé à plus de 2 heures de télévision par jour, vous avez 17 % de risques en plus de devenir fumeur. Et cela peut finir par vous tuer.

La télévision fait grossir les enfants : Ceux qui regardent plus de 5 heures de télévision par jour présentent 5 fois plus de risque de souffrir de surpoids que les enfants la regardant moins de 2 heures. Et y passer plus de 2 heures par jour augmente déjà de 55 % les risques de surpoids.

Le risque cardiovasculaire augmente avec la TV, donc le risque d’infarctus ou d’accident vasculaire cérébral croit de 15 % par heure quotidienne devant la télévision.

Si vous regardez la télévision plus de 4 heures par jour, cela multiplie presque par 2 vos chances de mourir d’une maladie cardiovasculaire par rapport à quelqu’un la regardant modérément.

La télévision augmente la consommation d’alcool. Avez-vous remarqué que 80 à 90 % des films des box-office américains présentent des scènes d’alcoolisation ? Cela me choque souvent, de voir combien ces scènes sont courantes.

Il est aujourd’hui établi que plus un enfant voit des personnes boire dans les films, plus il présente des risques de boire précocement et en grandes quantités. Des jeunes ayant vu le plus de scènes de ce type ont près de 3 fois plus de risque d’avoir expérimenté une consommation alcoolique dangereuse (plus de 5 verres = bindge drinking)

La télévision augmente les risques liés à la sexualité. Dans les films et les séries, les relations sexuelles sans lendemain, sans protection, sont présentées comme normales et les risques rarement au rendez-vous (5 % des scènes à référence sexuelle ont aussi un contenu sanitaire, soit par exemple un préservatif !). Dans la fiction, les IVG, les tests de grossesse, les infections sexuellement transmissibles n’existent guère. Et l’éducation sexuelle, normalement obligatoire, est rarement dispensée, sachant que quelques heures par an ne suffiraient pas à contrebalancer les représentations erronées exposées dans les films. Au total, les jeunes les plus exposés à la télévision avancent de 2 à 3 ans leur initiation sexuelle, avec les risques inhérents : grossesses non désirées, carences contraceptives, risque d’infections sexuellement transmissibles... Et quand on sait que l’alcool est très lié lui aussi à ce type de risques, la télévision fait coup double pour mettre en danger les adolescents. D’ailleurs, les 10 % de filles ayant vu le plus de contenus sexuels présentent 2 à 3 fois plus de risque de grossesse précoce.

La télévision détruit votre sommeil.
Les enfants et les adolescents ayant une télévision dans leur chambre s’endorment plus tard, ont une qualité de sommeil altérée et ressentent plus de fatigue dans la journée.

Si vous placez une télévision dans la chambre d’un enfant de 5 ans, il aura, à 11 ans, 3 fois plus de risque de souffrir de troubles du sommeil.

La télévision cultive la violence. Comme l’affirme L’Académie Américaine de Pédiatrie : « Les évidences sont maintenant claires et convaincantes : la violence dans les médias est l’un des facteur causaux des agressions et de la violence réelle. En conséquence, les parents et les pédiatres doivent agir. »
Ou encore des chercheurs, Rowell Huesmann et Laramie Taylor: le corpus d’évidences accumulées est cohérent et clair. " La violence à la télévision provoque une augmentation des comportements agressifs et violents". Mais, contre vents et marées, « L’industrie du divertissement et certains critiques choisis continuent de nier l’évidence ». Plus de 3500 travaux de recherche ont examiné l’association entre violence médiatique et comportements violents. Et 3492, soit 99,8 % ont montré qu’il existait une relation positive entre violence et exposition médiatique.

Si la télévision n’existait pas, il y aurait aux Etats-Unis, 700 000 agressions en moins chaque année, 70 000 viols en moins et 10 000 homicides en moins.

Tous ces facteurs sont symptomatiques d’une société malade qui doit se conformer aux normes de la consommation que le capitalisme outrancier déverse sur les consommateurs pour les détourner justement de la réalité de leurs misères quotidiennes.

Les autistes n’ont pas accès au sens commun de la société normative, pour qui les écrans sont devenus un nouveau mode de communication et de socialisation virtuelles à l’échelle mondiale.

Si les écrans inondent le monde, et que l’autisme en est la conséquence, comment expliquer le faible taux de prévalence du TSA dans le monde, qui selon une étude américaine récente est estimé entre 90 et 120 individus sur 10 000, soit environ 1% de la population mondiale.

Si la surexposition aux écrans est la cause de l’autisme, on pourrait alors supposer que seulement 1% de la population mondiale serait surexposée aux écrans, l’équivalent du nombre d’autistes dans le monde

De nos jours, les ânes savants ne manquent pas, au grand désespoir de l'humanité, pour preuve,

Le Dr DUCANDA, semble avoir de grosses lacunes dans les chiffres, ou peut-être serait-elle aveuglée par les caméras, et les écrans de télévisions qui n’hésitent pas à lui réserver un pupitre pour servir sa propagande délétère.

Si on compare le ratio entre les 1% d’autistes dans le monde, et le taux de pénétration des écrans dans les foyers, l’écart est assez saisissant. Il démontre que les écrans sont plus un phénomène d'addiction sociétale, et non la cause de l'autisme, qui paradoxalement se détache entièrement de ce « normisme » délibéré.

 

Statistiques 2018, reprises ci-dessous, publiées par « BLOG DU MODERATEUR » https://www.blogdumoderateur.com/chiffres-internet/

Taux de pénétration d’Internet dans le Monde :

  • 73% en Amérique (+3% entre janvier 2017 et janvier 2018)
  • 80% en Europe (+6% entre janvier 2017 et janvier 2018)
  • 34% en Afrique (+20% entre janvier 2017 et janvier 2018)
  • 48% en Asie du Sud (+5% entre janvier 2017 et 2018)

Usage d’Internet en France (janvier 2018)

  • 88% des Français ont accès à Internet (57,29 millions de personnes, +0,9% entre janvier 2017 et janvier 2018).
  • 58% des Français sont des utilisateurs actifs de réseaux sociaux (38 millions de personnes, +6% entre janvier 2017 et janvier 2018).
  • 93% des Français ont un mobile, 71% un smartphone, 81% un ordinateur, 41% une tablette.
  • En moyenne, on passe 4h48 par jour sur Internet et 1h22 sur les réseaux sociaux.
  • 41% des Français estiment que les nouvelles technologies présentent plus d’opportunités que de risques.
  • 64% préfèrent réaliser leurs tâches numériquement quand c’est possible.
  • 91% pensent que la sécurité et la protection des données sont très importantes.
  • 42% suppriment les cookies du navigateur pour protéger leur vie privée.
  • 36% utilisent un outil d’ad blocking pour stopper l’affichage des publicités

Comment le Dr DUCANDA à procéder pour situer les 1% d’autistes dans ce schéma de 54% de pénétration d’internet dans le monde, et 88% de pénétration en France ?

Comment est-elle parvenue à faire une corrélation entre l’autisme, et les écrans ?

Comment peut-elle professer une pseudo science dépourvue de toute rationalité, et qui ne repose sur aucun argument solide, ni aucune recherche empirique?

Cette thèse farfelue, selon laquelle l’autisme est dû à la surexposition aux écrans n’est pas vraiment nouvelle.

Le Dr DUCANDA va tout simplement s’accaparer des travaux d’un économiste américains Mr Mickaël WALDMAN qui, en octobre 2006 suggère que le visionnage de la télévision pourrait constituer un facteur environnemental déclencheur de l’autisme "..." .

Puis, en décembre, c’est le psychologue Marius Teodor Zamfir, coordinateur de la fondation Centrul Sfântul Mihail pour enfants avec autisme à Bucarest, qui publie à son tour un blog dans lequel, il y postule que chez les enfants de moins de trois ans, le visionnage de la télévision produirait des symptômes tels que le retard de langage, les troubles oppositionnels, le TDAH et l'autisme « ... » .

À partir de novembre 2016, plusieurs interventions de Marius Zamfir sont relayées par la chaîne chrétienne Trinitas TV, dont une émission portant le titre Stop Autismul virtual ! ou Stop à l'autisme virtuel ! ... (source wikipédia)

Je me dois d’être modérée dans mes propos, pendant que le Dr DUCANDA poursuit son travail de plagiat, d’intox, et de désinformation autour de l’autisme.

- On lui donne le pouvoir de s’acharner et de causer du tort aux autistes, aux parents d’autistes, mais non     seulement.

- Elle fait également honte à la science, qui réfute ce genre d’allégations loufoques.

- Elle fait affront à la recherche.

- Elle a humilié par son impertinence d’illustres médecins comme Hans ASPERGER, et Léo KANNER qui avaient découverts et décrits l’autisme en 1943, bien avant l’existence des écrans de télévisions.

Avec ses discours simplistes, elle détruit presque un siècle de recherche autour de l’autisme, et soulève la colère de ceux qui en souffre le plus, à savoir, les autistes eux-mêmes, les parents, les associations, sans parler des préjudices qu’elle porte à la recherche internationale, et aux énormes progrès scientifiques apportés à ce jour pour comprendre l’autisme.

La science devient, à cause de gens comme Mme DUCANDA, un terrain suspect ouvert à toute sorte de charlatanisme en manque de gloire, et de célébrité.

Rien ne distingue, désormais, les divinations de Mme DUCANDA, des égarements de Bruno  Bettelheim dans son mythe de « la forteresse vide », dans lequel, il développe sa théorie, selon laquelle l’autisme serait dû au « manque d'amour et d'empathie, dont le principal coupable en était la mère ».

La surexposition aux écrans qui provoquerait l’autisme, vient se rajouter aux insultes, et aux humiliations faites aux mères qualifiées de « femmes frigidaires ».

De BETTELHEIM à DUCANDA, le procès calomnieux à l’encontre des « mères indignes » est loin d’être clos.

De BETTELHEIM à DUCANDA une corrélation entre deux convictions imaginaires sans aucun moyen de preuve qui expliquerait le bien-fondé de leur conjecture ; ce qui soulève de nombreuses questions d’ordre déontologique quant à la pratique de leurs métiers, à savoir : la psychanalyse pour le premier, et la médecine générale pour le second.

Mme DUCANDA est intellectuellement sans objet. Son cerveau tourne autour d’une conviction virtuelle vide de sens.

Sans aucun effort intellectuel sérieux, elle colporte sans la moindre légitimité  un savoir creux, qui semble plutôt être un grotesque bavardage, une (COSEtte) de places de marchés.

 

- L’autisme n’est pas une pathologie que l’on peut soigner,
- L’autisme n’est pas une maladie que l’on peut vaincre
- L’autisme n’est pas un mal que l’on peut éradiquer,
- L’autisme ne s’enferme pas dans des normes toutes faites,
- L’autisme ne s’emprisonne pas dans le monde virtuel des écrans,
- L’autisme est une autre sensibilité qui vous fait défaut,
- L’autisme est cette autre intelligence que vous préférez occulter,
- L’autisme est cette diversité qui vous bouscule, que vous tentez d’ignorer.
L'autisme est l'univers dans toute sa grandeur, et sa diversité.

 

Stéfani SCHALIN

 

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