Mon parent a la maladie d’Alzheimer et je deviens son proche aidant. Comment accompagner un malade Alzheimer ? Vers qui me tourner pour obtenir de l’aide ? Il existe des solutions Alzheimer au quotidien. Aide à domicile, équipes spécialisées Alzheimer… Le point sur les aides médicales et paramédicales pour mon proche malade et pour moi.

Les aides pour mon parent malade d’Alzheimer

Solution Alzheimer au quotidien pour la vie à domicile

Il existe quantité de soins Alzheimer à domicile. Si le parent malade d’Alzheimer vit encore chez lui, je peux faire appel à un service d’aide à domicile pour l’aider aux tâches du quotidien (entretien, linge, repas, toilette, mais aussi sorties, accompagnement…). Les services d’aide à domicile sont encadrés. Les départements leur délivrent une autorisation d’exercer et leurs tarifs sont encadrés aussi. À  qui s’adresser pour une aide à domicile ? Je contacte le CCAS (Centre communal d’action sociale) de la commune dans laquelle vit mon proche malade d’Alzheimer, ou je cherche un service d’aide à domicile dans l’annuaire des organismes de services à la personne mis en ligne par le gouvernement.

Quant au financement de l’aide à domicile, plusieurs solutions :

  • l’APA (allocation personnalisée d’autonomie),
  • l’aide-ménagère versée par les conseils départementaux,

un crédit d’impôt spécifique

  • ou encore des aides ponctuelles des complémentaires de santé.

Solution Alzheimer au quotidien pour les soins médicaux et paramédicaux

Pour les soins infirmiers comme la prise de médicaments, les visites régulières pour des traitements, les gestes techniques si besoin, on peut faire appel à un-e infirmièr-e libérale, ou à un service de soins infirmiers à domicile (SSID). Leurs visites sont intégralement prises en charge par l’Assurance maladie, sur prescription, dans le cadre d’une ALD (affection à longue durée) délivrée par un médecin pour la maladie d’Alzheimer.

  • Les soins paramédicaux

Et l’orthophonie Alzheimer ? Les séances d’orthophonie sont en général mises en place dès le diagnostic de la maladie d’Alzheimer. Si besoin, s’y ajoutent des séances de kinésithérapie, d’ergothérapie… soit au domicile du malade, soit en cabinet. Ces séances sont entièrement prises en charge par l’Assurance maladie, sur prescription médicale, dans le cadre d’une ALD.

  • Les équipes spécialisées Alzheimer (ESA)

Les ESA rassemblent des professionnels spécialisés dans l’accompagnement des patients avec maladie d’Alzheimer et apparentées : infirmier, ergothérapeute, psychomotricien, assistants de soins en gérontologie. Ces équipes spécialisées Alzheimer interviennent à domicile, notamment pour adapter le logement de la personne malade, donner des conseils et assurer son suivi. Leur action est ponctuelle et limitée à 12 à 15 séances chaque année.

A qui s’adresser pour demander une équipe spécialisée Alzheimer ? A un service de soins infirmiers à domicile, après avoir obtenu une prescription médicale. Leurs interventions sont intégralement prises en charges par l’Assurance (la condition est toujours la prescription médicale).

Solution Alzheimer au quotidien : les aides financières

Une fois le diagnostic Alzheimer posé, il est possible de demander l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) pour la personne malade d’Alzheimer. Celle-ci est destinée aux personnes de 60 ans et plus en perte d’autonomie, et peut être versée à celles qui restent vivre à domicile. L’APA est versée par le conseil départemental, sans condition de revenu. En revanche, son montant dépend du niveau de revenus.

Malade d’Alzheimer : les aides pour le proche aidant

Le congé de proche aidant

En tant qu’aidant familial d’une personne malade d’Alzheimer, si j’ai toujours une activité professionnelle, j’ai droit au congé du proche aidant. Il permet d’interrompre provisoirement son activité pour s’occuper d’un proche. Ce congé sans solde ne peut pas m’être refusé par mon employeur, et il existe indépendamment des congés payés annuels.

Le droit au répit : aide financière

En tant que proche aidant d’une personne malade d’Alzheimer qui touche l’APA, je peux bénéficier d’une aide financière pour malade d'Alzheimer d’environ 500 € pour faire appel à des dispositifs de répit pour accueillir mon proche malade, le temps que je souffle. Cette aide n’est attribuée que si ma présence ne peut être compensée par un aidant professionnel.

Proche aidant : se faire conseiller dans les démarches

  • Les Clics et CCAS

Le nombre de démarches à entreprendre pour aider mon proche malade d’Alzheimer peut sembler trop difficile à gérer seul. Je n’hésite pas à m’adresser à des ressources locales : les centres locaux d’information et de coordination gérontologique (CLICS) sont des espaces d’accueil et d’information destinés principalement aux personnes âgées de 60 ans et plus et leur entourage. 

Je peux aussi me tourner vers le Centre communal d’action sociale (CCAS) ou encore à la mairie de la commune où vit mon proche malade.

En cas de difficultés, le CLIC ou le CCAS peut m’orienter vers un gestionnaire de cas. C’est alors lui qui fera le lien entre tous les intervenants à domicile et les soignants, pour accompagner au mieux mon proche dans ses difficultés.

  • Les associations de malades d’Alzheimer et leurs proches.

Je n’hésite pas à contacter des associations, comme celles de la fédération France Alzheimer et maladies apparentées, ou celles de l’Union nationale des associations familiales (Unaf) qui proposent conseils et groupes de paroles et d’activités pour rencontrer d’autres proches aidants, et ne pas s’enfermer dans sa situation.

En savoir plus :

Annuaire des organismes de services à la personne

Fédération France Alzheimer et maladies apparentées

Union nationale des associations familiales

À lire aussi sur Hizy :

Maladie d’Alzheimer et petits-enfants : comment communiquer ?

Alzheimer : aider son proche avec les thérapies alternatives

Maladie d'Alzheimer chez les jeunes : rare, mais possible

Un animal pour mon proche malade d’Alzheimer

Accompagner un proche malade d'Alzheimer : les ressources sélectionnées

Témoignage aidant Alzheimer : quand les deux parents sont malades