Partager du bon temps, décompresser, se faire plaisir : les raisons de vouloir pratiquer une activité physique en couple ou en famille sont nombreuses. Mais comment faire quand on n’a pas du tout les mêmes capacités physiques ?

Recommandé contre le surpoids, en cas d’obésité, de diabète, en prévention des maladies cardio-vasculaires mais aussi pour lutter contre l’anxiété ou la dépression : on n’a de cesse de réciter les nombreuses vertus du sport. Il est même maintenant prescrit sur ordonnance dans le cadre de certains traitements. Pourtant, de là à chausser nos baskets avec entrain, il y a un (grand) pas à franchir… Surtout si l’on souhaite s’y mettre en couple ou en famille et que l’un ou l’une est malade ou beaucoup moins en forme que les autres. Pourtant, il existe des moyens de faire du sport ensemble en toute sécurité et sans découragement. On fait le point avec Sandrine Joubert, éducatrice sportive spécialisée en athlétisme et en Sport Santé en Bretagne.

Oubliez les idées reçues sur le sport 

Oui, on peut faire du karaté, de la danse ou du tai-chi pendant une chimiothérapie. Non, « dormir et se reposer «  n’est pas le seul impératif si l’on traverse un épisode dépressif. Oui, on peut se lancer dans la marche nordique avec une maladie de Parkinson car elle demande un bon travail de coordination. Et non, il n’est pas impossible de courir 5 km quand on souffre d’obésité. On oublie ses idées reçues sur le sport, puisqu’avec le bon encadrement et de la modération, c’est possible.

Faire du sport avec plaisir 

Sport en salle ou de plein air ? En équipe ou individuel ? Dans l’eau ou sur la terre ferme ? Sport de raquettes ou de glisse ? La pratique d’une activité physique doit d’abord être question de motivation et d’envie commune. Avant d’aborder les questions plus épineuses de santé et de niveau de pratique, listez donc ce que chacun aime, déteste ou redoute ! Pensez aussi aux points forts de chacun : endurance, vitesse, souplesse, « explosivité », patience… Sinon, gare au « claquage de motivation » dès la deuxième séance.  

 

Handicap et activité sportive ne sont pas incompatibles © Istock

Avoir l’accord du médecin pour pratiquer une activité sportive

Pour les malades chroniques et pour toute personne passé 40 ans, un bilan avec un médecin s’impose avant de se lancer dans toute pratique sportive. Il donnera les précautions à prendre et conseillera au besoin sur l’activité physique la plus adaptée. De manière générale, certains sports peuvent être pratiqués par quasiment tout le monde : les activités non « traumatiques » pour les articulations comme la marche, la marche nordique, l’aquagym, la natation.

Etre bien encadré avec des cours de sport adaptés

Il existe dans de nombreuses communes des clubs de sport ou des éducateurs sportifs qui sont formés pour le sport santé, comme ceux que propose Sandrine Joubert. « La particularité de ces cours, ce n’est pas d’accueillir uniquement des personnes avec une pathologie particulière, mais d’adapter le cours à chaque individu et à son niveau d’entraînement». L’important est de trouver le bon professionnel. Privilégiez, donc, les séances en petit groupe (moins de 10 personnes) où l’accompagnement pourra être sur mesure.

Essayer une activité physique et décomplexer 

« Le plus important est de se mettre en confiance », indique Sandrine Joubert. « Je pars du principe que peu importe l’activité physique choisie, c’est simplement le moyen d’arriver à un mieux-être. Du coup, il faut tâtonner et multiplier ses chances de trouver le moyen de se faire plaisir ». La plupart des clubs ou salles de sport proposent une première séance gratuite pour tester, ne boudez pas cette opportunité. Et si ça ne colle toujours pas ? « Pas de complexe, vous ferez plutôt de la relaxation ou de l’art-thérapie ; il y a plein de façons de se sentir bien ! » Si c’est une éducatrice sportive qui le dit…  

 

En savoir plus sur le cours de karaté pour lutter contre le cancer, la course, la marche nordique avec la maladie de Parkinson.