Le rôle de l'auxiliaire de vie est celui d'aider et de permettre le maintien à domicile des personnes âgées, handicapées, ou dépendantes. On fait le point sur ses principales missions, obligations et rapport entre l’intervenant et l’aidé.

Les principales missions de l’auxiliaire de vie

Les auxiliaires de vie sont formées pour exercer des activités bien précises.

- Activités de vie quotidienne (AVQ) : aide à la mobilité, aide à la toilette (hygiène de base), aide à l’alimentation, l’aide au lever et au coucher. Elles comprennent également l’aide au quotidien des personnes handicapées, malades ou dépendantes : l’aide à la réalisation des courses, aide aux repas, aide ménagère.

- Activités de la vie sociale : stimule les relations sociales, accompagne dans les activités de loisirs, etc.

Les obligations de l’auxiliaire de vie

- Soins médicaux : Les auxiliaires de vie ne doivent pas accepter de remplir des tâches qui relèvent des compétences de l’infirmier ou du médecin, y compris des opérations apparemment simples comme changer des pansements. L’auxiliaire de vie sociale n’est pas formée pour réaliser ces tâches et une erreur ou un problème pourrait se révéler extrêmement grave. En revanche, il lui revient de coordonner son action avec l’ensemble des autres acteurs (infirmiers et médecins si nécessaire).

- Bientraitance : Un service d’aide à domicile doit faire en sorte d’éviter l’intrusion de l’intervenant dans l’intimité de la personne. Une charte de bientraitance peut faire partie des documents fournis par l’association ou l’entreprise.

- Respect de l’intimité : L’auxiliaire s’engage ainsi  à respecter l’intimité du bénéficiaire. Elle doit également adopter des règles de bienveillance telles que frapper avant d’entrer, appliquer le vouvoiement, être poli.

- Respect des opinions, croyances et pratiques religieuses : L’auxiliaire ne doit pas porter de jugements sur les opinions de la personne.

- Respect de ses habitudes de vie : L’auxiliaire ne doit pas trop en faire, mais se limiter à ces missions, agir en fonction des besoins de la personne, s’adapter au rythme de chacun et être capable d’observer, évaluer et réajuster ses actions afin de faciliter l’autonomie de la personne âgée.

- Discrétion et devoir de réserve : Elle est tenue à un devoir de discrétion et s’engage à ne pas divulguer les informations concernant la personne et les évènements survenus au domicile, sauf nécessité liée à la santé et à la sécurité de la personne ou en cas de suspicion de maltraitance.

- Abus : Enfin, pendant ses heures d’intervention, l’intervenant ne pourra utiliser le téléphone du bénéficiaire, sauf en cas d’urgence. Enfin, il est tenu de ne pas participer à des jeux de hasard avec le bénéficiaire et à ne recevoir ou demander aucune donation, somme d’argent, ou objet de quelque valeur que ce soit de la part de l’usager.

Respect mutuel entre l’intervenant et la personne dépendante

Dans le même temps, pour qu’un climat de confiance s’établisse entre le professionnel, l’usager et sa famille, le bénéficiaire doit adopter, vis-à-vis de l’intervenant, un comportement digne et respectueux et à lui assurer des conditions de travail conformes aux obligations élémentaires de sécurité, d’hygiène et de salubrité.