Favoriser la pratique d’un sport, tout le monde dit oui, mais est-ce pensable lorsque mon enfant est en situation de handicap ? Prise de risque, facilitateur d’autonomie dans les déplacements… Certains sports sont bien plus secure qu’on ne le pense pour nos enfants fragiles.

Améliorer les compétences de l’enfant handicapé par le sport

Bien qu’elles soient toutes bonnes pour le développement, chaque activité physique a ses vertus. Le choix du bon environnement est essentiel. « Pour améliorer les compétences de l’enfant, je suis persuadé qu’il faut rester proche de la terre et de l’eau, explique Frederik Delorme, professeur associé au département APA-S (activités physiques adaptées et santé) de l’UFR STAPS Lyon 1. C’est en arpentant ces milieux que l’enfant en situation de handicap améliorera son apprentissage et découvrira de nouvelles habilités ».

Travailler l’équilibre : le vélo


Le vélo demande une réelle prise de risque pour trouver l'équilibre. En plus de ce sentiment de compétence, l’enfant découvre une nouvelle forme d’autonomie dans ses déplacements.

Bon à savoir : le port du casque est facilitateur de motivation et de prise de risque et l’utilisation d’une perche guide est facilitatrice.

Travailler la peur de la chute : le judo


Au judo, il faut conjurer la peur de tomber. L’apprentissage des chutes favorise la découverte des espaces, d’autant que le tatami sécurise. Les mouvements sont liés à la petite enfance : le rampé, 4 pattes, roulades, la comparaison aux animaux – grenouille, serpent, marche du chat, du crabe, du singe... L’enfant enrichit son répertoire de sensations motrices et contrôle ses émotions. Et le travail pieds nus qui favorise le développement des sensations kinesthésiques (de son mouvement dans l’espace).

Travailler sa verticalité : l’escalade

L’escalade utilise les informations cutanées pour se diriger, s’accrocher, coordonner ses appuis, favoriser l’équilibre et connaître les propriétés mécaniques de son corps : de la motricité fine !

La préparation est importante : avant de grimper, on apprend à faire des nœuds – ce qui servira de support pour faire ses lacets par exemple.

Evoluer en milieu aquatique sécurisant : la natation

Immersion, équilibre, propulsion : en flottant, l’enfant découvre de nouvelles sensations, son corps en apesanteur. Rien que s’immerger dans l’eau la première fois est motivant. La nagenécessite de coordonner ses gestes et sa respiration. Cette prise d’autonomie ouvre des horizons : en sachant nager, on peut faire du kayak, de la voile, et même aller en colonie adaptée où il faut savoir nager.

 

Remerciements :

  • Frederick Delorme, professeur associé département APA-S (activités physiques adaptées et santé) de l’UFR STAPS Lyon 1.

 

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