Pas facile de trouver quelle activité sportive pratiquer. Les sports collectifs gèrent la coordination entre soi et autrui. Les sports de duel comme le tennis apportent une confrontation directe et ludique à l’autre également bénéfique. Des vertus notamment saluées chez les enfants autistes afin de gagner en intelligence émotionnelle.

Quel sport social pour mon enfant handicapé ?

L’aïkido : sport intéressant pour les jeunes autiste

Beaucoup d’interaction avec autrui et une forte conscience de soi. L’enfant autiste doit gérer l’énergie de son adversaire, se protéger, résister à la force de l’autre en s’adaptant. Ce sport nécessite une grande vigilance et un bon dosage pour ne pas être trop rigide.

Le foot : allié de la gestion des émotions chez les autistes

Prendre en compte la vision de l’autre pour savoir à qui passer la balle et gérer l’espace-temps pour anticiper ses passes : le foot demande beaucoup. Les émotions chez les autistes sont aussi ciblées. En effet, il faut de la maturité affective pour gérer ses émotions et comprendre celles de ses pairs. Apte à l’autocontrôle, le joueur de foot se montre plus coopératif et développe sa capacité à gérer les imprévus.

L’équitation : duo gagnait équithérapie et autisme

Véritable sport d’échange avec l’animal, l’équitation demande à l’enfant de prendre en compte deux sensibilités, la sienne et celle du cheval (c’est pourquoi on parle souvent du duo gagnant équithérapie et autisme). L’enfant doit être réceptif aux réactions de l’animal en déployant tous ses sens, entre exercice de toucher et partage de chaleur. Le cheval s’impose aussi à l’enfant porteur d’autisme comme un cadre à respecter. S’en occuper à l’écurie donne le sens des responsabilités, il en ressort grandi, plus apte à aller vers les autres. Sachez par ailleurs qu’on peut avoir recours à la selle adaptée.

La pratique sportive développe l’intelligence émotionnelle

L’avis d’expert de Suzanne Robert-ouvray, psychomotricienne :

« Le mouvement naturel de l’être humain est le mouvement relationnel. Plus l’exercice physique va être intégré dans la conscience de l’enfant, grâce au soutien affectif que procure l’adulte, plus l’appétit relationnel va relancer son envie de participer, d’aller vers l’autre et de se socialiser. L’accompagnement respectueux et encourageant des mouvements de l’enfant par l’adulte développe l’intelligence émotionnelle qui permet de comprendre les états corporels et affectifs d’autrui ainsi que ses intentions. Cette intelligence se construit à partir de soi, nourrie des sensations corporelles, en articulation avec la capacité à penser l’autre différent de soi. Aussi, l’enfant autiste supporte mieux la frustration, acceptant de ne pas être le centre de tout. On parle aussi de l’apport relationnel du sport : plus l’enfant peut faire des mouvements, découvrir le monde, partager ce qu’il apprend, plus il s’ouvre sur le social. »

 

En savoir plus sur les bienfaits sociaux du sport

 

Merci à :

  • Suzanne Robert-Ouvray, psychothérapeute en cabinet, docteur en psychologie clinique, psychomotricienne et psychologue.

  • Jean-Paul Pes, psychomotricien en cabinet libéral, chercheur en science de l’éducation, préparateur des pentathlètes Élodie Clouvel et Valentin Belaud.

  • Frederick Delorme, professeur associé département APA-S (activités physiques adaptées et santé) de l’UFR STAPS Lyon 1.

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