Quand on a un parent touché par Alzheimer ou une maladie apparentée, on a envie de l’aider, au-delà des soins du quotidien, et de lui trouver un traitement naturel contre la maladie d’Alzheimer. Pourquoi pas mettre en place à domicile, moi aussi, des moments de thérapie par les arts, le chant, la relaxation et autre activité cognitive Alzheimer ?

Un diagnostic d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée, et c’est la vie qui s’arrête ? Surtout pas. « La pire des choses serait que le diagnostic tombe comme une sentence et qu’on considère du jour au lendemain que la personne n’est plus apte à quoi que ce soit », prévient Judith Mollard-Palacios, psychologue auprès de l’association France Alzheimer et maladies apparentées. « L’important, notamment en début de maladie, c’est d’encourager la personne et faire en sorte qu’elle maintienne tous les investissements qu’elle avait jusqu’alors : que ce soit un club de randonnée, de pétanque, du cinéma ». La maladie d’Alzheimer n’impacte pas les capacités motrices ni artistiques. La règle pour choisir les activités est donc simple : miser sur ce qui fonctionne et qui fait plaisir.

Quelle activité pour maladie d’Alzheimer ?

Pas besoin d’être un spécialiste diplômé : dès lors qu’on mobilise la personne malade sans la mettre en situation d’échec, on l’aide. C’est pourquoi on parle souvent d’activité cognitive Alzheimer et d’activité manuelle Alzheimer. « Maintenir tous les investissements sociaux, affectifs, physiques de la personne aide à mobiliser le plus possible ses capacités et améliore sa qualité de vie. C’est un peu ça, les thérapies non médicamenteuses », précise Judith Mollard-Palacios. Une visite au musée peut être précédée de repérages sur un plan de transports en commun, fixée sur un agenda…  Visiter un jardin ou le cultiver font appel à tous les sens, écouter des morceaux de musique et chanter les paroles, feuilleter ensemble un album de photos ou évoquer des souvenirs de jeunesse vont stimuler la mémoire naturellement, et surtout capter les émotions du malade.

Mémoire émotionnelle et maladie d'Alzheimer

On aurait tendance à l’oublier mais la perception des émotions dans la maladie d’Alzheimer est primordiale. Or, si la maladie d’Alzheimer touche la cognition, elle laisse intacte la capacité à s’émouvoir – voire rend les gens plus sensibles et ouverts à leurs émotions. Si les émotions dans la maladie d'Alzheimer jouent un rôle fort, beaucoup de thérapies non médicamenteuses passent d’ailleurs par la mémoire des sensations et des émotions pour stimuler le cerveau. Mieux encore, ces activités peuvent révéler de nouvelles capacités chez la personne malade : avec la déshinibition, une personne auparavant très renfermée va découvrir de nouvelles émotions à l’écoute d’un opéra, ou en prenant un pinceau… Quoi de mieux pour renforcer une estime de soi souvent mise à mal par la maladie et la conscience de perdre certaines facultés, que de souligner qu’on en gagne d’autres ?

Activités thérapeutiques Alzheimer et plaisir

Comment soigner Alzheimer naturellement ? Les proches ont envie d’en faire beaucoup pour stimuler les capacités intellectuelles de la personne malade. Mais attention, la maladie ne change pas tout : mon proche ne va pas se mettre à aimer jardiner ou cuisiner s’il a toujours détesté cela, même si c’est bon pour la coordination ! Je peux prévoir des activités qui nous permettent un moment de plaisir partagé, et sur des durées de temps limitées, car l’attention du malade peut vite baisser. Plus ces moments seront plaisants pour la personne malade et pour l’aidant, plus ils seront thérapeutiques.

Vivre avec Alzheimer : moments de récupération pour l’aidant

On se focalise souvent sur la recherche d’une animation pour personne Alzheimer. Et le bien-être des aidants familiaux dans tout ça ? En tant qu’aidant familial d’une proche avec Alzheimer, j’ai aussi nombre de tâches ingrates à régler : les finances, la liste des courses, l’administratif… Il est donc crucial d’ajouter des activités partagées qui me font plaisir.  Mon proche le ressentira également, et cela le valorisera.

Dernier conseil, et pas des moindres : c’est très bien de penser à mon proche malade, mais je dois impérativement me ménager des temps de repos et de décompression. « C’est une maladie longue, et et ça n’est pas une course de vitesse, souligne Judith Mollard-Palacios. Si l’aidant avait des activités ressourçantes avant l’installation de la maladie, il ne faut surtout pas y renoncer, pour se garder des espaces de respiration, de récupération »

En savoir plus

Association France Alzheimer

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